DOSSIER HYDROGENE

 

 

 

 

«BUS À HYDROGÈNE: UNE MOBILITE ECOCOMPATIBLE».

Prochainement dans notre émission sur Tango et Dok TV
Interview à M. Pundel, responsable technique du projet CUTE.

Une forme de transport écocompatible.
Le transport public constitue le fondement de la mobilité en milieu urbain. En effet entre autre importantes fonctions, il limite considérablement la congestion du réseau urbain permettant ainsi une optimisation de l’utilisation des infrastructures routières. Nos responsables politiques veulent répondre aux défis posés par le trafic tentaculaire des villes et plus globalement par les problèmes environnementaux.
Les bus à hydrogène, une innovation dans la mobilité.
Dans le cadre du projet européen CUTE (Clean Urban Transport for Europe), 30 autobus à pile à combustible seront testés dans 10 métropoles européennes. C’est dans un esprit qui vise l’utilisation rationnelle de l’énergie grâce aux autobus à émission zéro, que le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg a décidé de participer activement à cette initiative.
La planète a de la fièvre et l’hydrogène est une révolution culturelle.
En 2003, on a pu voir le lancement du programme CUTE en Europe. En juillet 2001, le contrat d’acquisition de trois bus à pile combustible a été signé. Depuis l’automne 2003, ces trois bus sont intégrés dans le réseau des transports communs de la capitale. L’innovation dans la mobilité, mettant en scène différents moyens de transports alternatifs. Représente un signal spectaculaire des changements de mentalité, dans le domaine de la mobilité et des déplacements, et témoigne de l’esprit pionnier existant dans ce domaine.
Le principe de la pile à combustible.
La pile à combustible permet de produire du courant électrique directement à bord du bus sans émissions toxiques. L’hydrogène (H) stocké sur le toit du bus et l’oxygène (O) de l’air ambiant se combinent dans la pile à combustible pour former de l’eau (H2O). L’énergie dégagée par cette réaction est transformée directement en énergie électrique et en chaleur et
non pas dissipée sous forme d’explosion.
Station d’approvisionnement.
L’hydrogène gazéifié est produit par réformation de gaz industriels. Transporté par camion sur site, l’hydrogène est ensuite comprimé à 420 bar dans des réservoirs à pression. Le temps de remplissage des 9 bouteilles (40 kg) d’un bus est de 15 minutes. L’autonomie de l’autobus est de 200 km et la vitesse de pointe de 80 km/h.
Passé, présent et futur du transport en commun.
Après l’utilisation du tram au siècle dernier et de l’autobus avec des moteurs diesel conventionnels. Le bus à pile à combustible, un moyen de transport silencieux et non polluant, devrait s’imposer et le milieu urbain représente le terrain idéal pour tester cette nouvelle technologie. A l’avenir, les défis majeurs resteront la réduction des frais, condition majeure de voir la pile à combustible s’imposer dans les décennies à venir. Un enjeu capital pour les générations à venir. Le projet CUTE, qui s’étend sur une durée totale de deux ans, devrait pouvoir apporter des résultats concluants.

 

L'hydrogène, une vieille histoire.

L’idée d’utiliser l’hydrogène comme source énergétique n’est pas nouvelle. Jules Verne, un grand visionnaire, écrivait en 1874 dans l’île mystérieuse.
« Je pense qu’un jour l’hydrogène et l’oxygène seront des sources inépuisables qui fourniront chaleur et lumière »
Le chimiste britannique Henry Cavendish découvre en 1766 un « air inflammable », l’hydrogène. Cependant ce gaz doit son nom au français Lavoisier. En effet celui-ci avait découvert qu’en approchant une bougie allumée près d’une éprouvette, on provoquait l’apparition d’une flamme. La combustion de ce gaz provoquait la formation d’eau sur les parois de l’éprouvette. Du grec « hydro » : eau et « gene » (producteur, créateur) l’hydrogène n’existe pas à l’état naturel, on le trouve en abondance dans l’univers ou à d’autres atomes, par exemple sous forme d’eau ou de méthane.
Le passage de la pile à combustible à la pile à hydrogène doit beaucoup à William
Grove, qui a mené de nombreuses expériences et aboutirent au principe de base de la pile à combustible. Le principe est le même que pour la pile a combustible, la pile à hydrogène fonctionne selon le procédé inverse de l’électrolyse. Au lieu de dissocier l’oxygène et l’hydrogène de l’eau en consommant de l’électricité, elle restitue de l’eau à partir d’hydrogène et d’oxygène en produisant de l’électricité. C
ette technique resta en retrait tandis que se développaient l’industrialisation de la dynamo, les accumulateurs et les piles électriques. Mais Francis Bacon réalisa des progrès importants, il construit en 1953 la première pile hydrogène à oxygène. La conquête spatiale remettra à l’ordre du jour la découverte et avec la modernisation du prototype de base, c’est une des premières piles à combustibles modernes qui a été utilisée pour fournir l’électricité de la capsule Gemini et Apollo en 1968 et sont toujours utilisée dans les navettes américaines. Les premiers véhicules à avoir bénéficié de ce progrès furent un tracteur électrique, puis une Austin A40.
Face à l’augmentation du prix du pétrole très dépendant de facteurs géopolitiques et à l’aggravation des problèmes climatiques,une alternative écocompatible comme l’hydrogène semble nécessaire.

Geraldo Comparetto